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"Alors que le raccourci, le ragot, le people, le bling-bling sont en train de faire remonter les chiffres de vent bien bas de nos journaux français, deux allumés ont choisi la voie radicalement opposée. Laurent Beccarai qui a créé les éditions des Arènes et Patrick de Saint Exupéry, belle plume, honnête homme et grand reporter au Figaro (actuellement en congé sans solde) lancent le premier numéro d'un revue trimestrielle nommée "XXI", comme le siècle. Elle a pour ambition de donner une très large place au reportage, actuel parent pauvre de la presse, parce que ça coûte cher et que les lecteurs ne peuvent pas lire, paraît-il, plus de 20 lignes sans zapper.
"XXI" est en vente en librairie depuis un mois..."
Présentation de l'éditeur
XXI (Vingt-et-un) : l’information grand format. 198 pages de reportages. 100% de création, 0% de publicité.
Combler un manque.
L’écume de l’actualité au jour le jour est disponible partout, gratuitement à tout moment et sous toutes les formes. Mais la curiosité des lecteurs, leur besoin de compréhension n’est pas satisfait. Le mensuel américain Atlantic Monthly a étudié en décembre dernier les fonctions « articles les plus envoyés », disponibles sur les sites des grands quotidiens. Résultat : « Les lecteurs plébiscitent les articles qui offrent une plus value, quelque chose qui n’est pas disponible ailleurs. Ils apprécient une enquête en profondeur, un récit prenant, un point de vue décalé qui, même dans la blogosphère (voire particulièrement dans la blogosphère), ne se trouve qu’au compte-goutte. Ce sont des articles bien écrits, sur des histoires fortes, personnelles, lues nulle part et qui surprennent les lecteurs ».XXI répond à cette aspiration.
Parier sur le grand format.
Les anglo-saxons appellent le « narrative writing », ce journalisme de récit, qui prend le temps d’aller voir et qui emporte le lecteur dans la lecture. En 1979, le jeune Bill Bufford a repris une antique revue universitaire anglaise, Granta, qui tirait à 1.800 ex. Il sentait que les lignes du monde étaient en train de bouger. Il a envoyé des journalistes et des écrivains dans les usines ou les banlieues de Margaret Thatcher, en Chine, au Venezuela ou en Roumanie. Les ventes se sont envolées. Et de ce creuset sont sortis Salman Rushdie, Hanif Kureishi et tant d’autres.
Après le 11 septembre 2001, le mensuel Vanity fair, a opéré une révolution similaire : il compte désormais plus de correspondants de guerre que de chroniqueurs de mode. Les exemples étrangers de « narrative writing » sont nombreux, depuis The New Yorker jusqu’aux quotidiens espagnols El Pais et El Mundo.
Rassembler les genres.
XXI rassemble des auteurs qui veulent se confronter au réel, quel que soit leur mode d’expression. Le talent n’a pas de passeport. Les lignes de frontière ont explosé entre le roman, la bande dessinée, le polar, la photographie, le documentaire et le journalisme.
Persépolis est une BD autobiographique, devenue un film d’animation qui a permis à des millions de gens de comprendre la révolution iranienne. Michaël Moore a obtenu la Palme d’or à Cannes pour son documentaire sur Georges W. Bush. La trilogie policière Millénium dont le succès submerge l’Europe raconte l’aventure d’un mensuel indépendant en Suède qui lutte contre la délinquance financière et de l’extrême droite.
De grands dessinateurs de BD comme Jean-Philippe Stassen, Jacques Ferrandez, Joe Sacco sont de l’aventure de XXI, tout comme des romanciers à l’image d’Emmanuel Carrère, d’anciens journalistes devenus écrivains comme Sorj Chalandon, Denis Robert ou Jean Rolin, des freelances comme Judith Perrignon, Armelle Vincent ou Maria Malagardis des signatures de quotidiens comme Jean-Pierre Perrin, Laure Mandeville, Philippe Lançon ou Colette Braeckman, des photo reporters comme Carl de Keyzer de Magnum.
Le seul impératif est d’aller sur place, prendre le temps, rendre compte, en captivant le lecteur.
"Le "Choc des civilisations" n'aura pas lieu.
C'est au contraire un puissant mouvement de convergence qui se profile à présent à l'échelle planétaire. Le monde musulman n'échappe pas à la règle. Du Maroc à l'Indonésie, de la Bosnie à l'Arabie Saoudite, sa démographie en témoigne : hausse du niveau d'alphabétisation des hommes et des femmes, baisse de la fécondité, érosion de l'endogamie...
Des bouleversements qui sont à la fois le signe et le levier d'une mutation en profondeur des structures familiales, des rapports d'autorité, des références idéologiques. Ce processus ne va pas sans générer crispations et résistances.
Mais ces réactions sont moins des obstacles à la modernisation que les symptômes de son accélération..."
Biographie des auteurs : Youssef Courbage est démographe à l'Ined. Il a notamment publié La Syrie au présent (avec B. Dupret et Z. Ghazzal, Actes Sud, 2007), Juifs et chrétiens dans l'islam arabe et turc (avec Ph. Fargues, Fayard, 1992) et Nouveaux horizons méditerranéens (PUF, 1999). Emmanuel Todd est historien et anthropologue. Il a notamment publié Après l'empire (Gallimard, 2002), L'Illusion économique (Gallimard, 1998) et Le Destin des immigrés (Seuil, 1994).
>Le rendez-vous des civilisations de Youssef Courbage et Emmanuel Todd
L'insidieuse installation de la gauche libérale en France sur fond d'ode au fric, à la comm' et à l'auto-célébration culturelle permanente...
Un ouvrage extrêmement travaillé sur les années 80 qui appuie là où ça fait mal en se concentrant sur la disparition du sens critique, jusqu'à sa résurgence " dans la rue " en 1995... Un livre offensif et corrosif.
Les années 1980 évoquent quelques images rutilantes : les années fric et l'entrepreneur héros, les années strass et leurs stars kitsch, Le Pen et " Touche pas à mon pote ! ", Jack Lang et la Fête de la musique, Jacques Séguéla et sa " génération Mitterrand ", Bernard Tapie et les Restos du coeur, le Minitel et les pin's, le cynisme des ex-gauchistes parvenus au pouvoir et la bien-pensance du " charity business "...
Que reste-t-il de cette décennie, qui est d'abord celle d'un affaissement général et du grand renoncement ? Pourquoi apparaît-elle à ceux qui l'ont vécue comme un cauchemar intellectuel et politique ?
Dans quelle mesure les années 1980 permettent-elles de comprendre la France d'aujourd'hui ?
Reconstituant, année après année, les étapes de ce tournant présenté comme inexorable, François Cusset montre que cette décennie signe avant tout la disparition de tout sens critique : des " experts " se mettent à professer le marché comme fin de la politique ; des " intellectuels " médiatiques discourent en choeur sur la fin des idéologies et délivrent des sermons simplistes sur le " mal " et le " sens de la vie ".
On a ainsi vu triompher une idéologie réactionnaire d'un genre nouveau, où l'esprit de la révolution est passé dans l'entreprise, promue comme lieu par excellence de l'anticonformisme.
La télévision, devenue le coeur de l'espace public, a commencé à diffuser le bavardage publicitaire qui lui tient lieu de vision du monde. Derrière le basculement des années 1980, on trouve des intellectuels d'Etat et des idéologues télévisuels, quelques moralistes de plume et sociologues de la pub.
C'est sous ces crânes, dans ces écrits, au fil de ces discours aux sources variées, des tubes aux essais, des romans aux slogans, que François Cusset est parti traquer la vérité de cette décennie terrible. Mais il montre aussi comment la pensée critique a pu survivre, comment elle a continué son travail souterrain, pour ouvrir, au milieu des années 1990, de nouvelles perspectives intellectuelles et politiques. > La décennie : Le grand cauchemar des années 1980 de François Cusset: Choisissez votre librairie...
Nous sommes à un moment de l'histoire qui pose un défi radicalement nouveau à l'espèce humaine : pour la première fois, son prodigieux dynamisme se heurte aux limites de la biosphère et met en danger son avenir. Vivre ce moment signifie que nous devons trouver collectivement les moyens d'orienter différemment cette énergie humaine et cette volonté de progrès. C'est un défi magnifique, mais redoutable.
Or, une classe dirigeante prédatrice et cupide, gaspillant ses prébendes, mésusant du pouvoir, fait obstacle au changement de cap qui s'impose urgemment. Elle ne porte aucun projet, n'est animée d'aucun idéal, ne délivre aucune parole mobilisatrice. Après avoir triomphé du soviétisme, l'idéologie néolibérale ne sait plus que s'autocélébrer.
Presque toutes les sphères de pouvoir et d'influence sont soumises à son pseudo-réalisme, qui prétend que toute alternative est impossible et que la seule voie imaginable est celle qui conduit à accroître toujours plus la richesse. Cette représentation du monde n'est pas seulement sinistre, elle est aveugle. Elle méconnaît la puissance explosive de l'injustice, sous-estime la gravité de l'empoisonnement de la biosphère, promeut l'abaissement des libertés publiques. Elle est indifférente à la dégradation des conditions de vie de la majorité des hommes et des femmes, consent à voir dilapider les chances de survie des générations futures.
Pour l'auteur de ces pages incisives et bien informées, on ne résoudra pas la crise écologique sans s'attaquer à la crise sociale concomitante. Elles sont intimement liées. Ce sont aujourd'hui les riches qui menacent la planète. > Comment les riches détruisent la planète de Kempf Hervé: Choisissez votre librairie...
La route des Dragonnades désigne l’ancien chemin royal des Boutières, ouvert au XVIIe siècle dans le cadre de l’ambitieux programme de quadrillage du territoire lancé par Louis XIV pour mater la résistance protestante. En suivant son tracé historique, le randonneur est invité à revivre l’aventure de sa construction et à découvrir les lieux de mémoire attachés à une période tourmentée, qui a forgé l’identité du pays.
De Privas au Cheylard, ce guide propose de découvrir la route des Dragonnades et son histoire à son rythme : à pied, à VTT, ou encore en auto et à vélo par un itinéraire adapté...
- La route des Dragonnades en Ardèche, topo-guide
Le site d'Arte vous permet de voir et revoir les émissions emblématiques de la chaîne, découvrir des oeuvres "documentaire" et "cinéma" exceptionnelles.
> Arte Boutique, plus de 450 titres pour vivre curieux.
C’est un immense plaisir pour l’équipe d’Arte Vidéo de vous convier à la decouverte de ARTE Boutique et de son catalogue VIDEO : voir et revoir les émissions emblématiques de la chaîne, découvrir des oeuvres "documentaire" et "cinéma" exceptionnelles. Plus de 450 titres pour vivre curieux.
L'espèce humaine provoque des bouleversements irréversibles de son environnement. Notre avenir
est aussi bouché que celui des dinosaures ! Peut-on encore espérer que l'Homo sapiens acquière enfin la sagesse dont il se rengorge, alors que toutes les grandes questions (pollutions, saccages des terres et des mers, climats, nouveaux virus...) sont négligées ou méprisées ? D'où vient cette folie suicidaire ? De ce que l'homme est un grand singe égoïste. Il obéit à trois pulsions : sexuelle,
territoriale et hiérarchique. Sa soif de domination le pousse à tous les crimes, y compris contre lui-même... Guerre nucléaire, climats en folie, empoisonnement de l'air et de l'eau, nouvelles maladies... Tout cela sera très drôle. Et après ? Rien... La vie créera de nouvelles espèces
jusqu'à ce que le Soleil brûle définitivement la planète, dans environ un milliard d'années.
Si tous les livres de André Gorz sont attendus avec intérêt parce qu'ils traduisent un cheminement, celui-ci fera date dans la mesure où il traduit une volte-face de sa pensée. On se souvient de son opposition à l'allocation universelle déconnectée de tout travail, développée dans plusieurs de ses ouvrages.
Le centre de son projet d'aujourd'hui est exactement l'opposé : c'est le versement à tout citoyen "d'un revenu social suffisant (pour vivre)" qui évite aux allocataires d'être contraints d'accepter "n'importe quel travail" mais leur permet de "s'affranchir des contraintes du travail...". "Le revenu social de base doit leur permettre de refuser le travail".
Parmi les raisons qui le conduisent à justifier ce revirement, il cite notamment la transformation de la nature du travail : "quand l'intelligence et l'imagination deviennent la principale force productive, le temps de travail cesse d'être la mesure du travail". D'autre part, l'évolution actuelle rend caduque la loi de la valeur, elle exige une autre économie dans laquelle les prix ne refléteront plus le coût du travail. "L'allocation universelle équivaut à une mise en commun des richesses produites". Mais, plus globalement, c'est le sentiment que nous sommes en train de vivre une transformation profonde de la société, nous vivons dans une société "qui se meurt". Il faut partir, il faut oser vouloir "l'Exode", expression qui revient fréquemment dans son livre, d'une manière insistante, pour signifier, le départ vers un ailleurs à inventer.
Incontestablement, c'est une utopie qu'il décrit et qu'il revendique, "car l'utopie a pour fonction de nous donner le recul, elle nous permet de juger ce que nous faisons à la lumière de ce que nous devrions faire".
C'est sur ce terrain qu'il faut évaluer son essai, sur la finalité qu'il poursuit, et non sur le réalisme de ses propositions. Son texte est suffisamment dense et provocateur pour permettre un débat fécond. Guy Aznar
- Misères du présent richesse du possible, un livre d'André Gorz
- Tous les ouvrages d'André Gorz